L’acceptabilité sociale et les impacts : au cœur du débat public autour des grands projets d’aménagement

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Chez Collaborative People lorsque nous voyons la Direction des Affaires Publiques, la Direction Financière, voire la Direction Générale s’approprier les outils, les éléments de langage, les prismes d’analyse et les idées que nous défendons, nous ne pouvons évidemment que nous en réjouir. Nos clients les plus avancés vont jusqu’à systématiser la mesure des impacts par la consolidation de leurs propres boites à outils, dont elles puisent pour communiquer les messages les plus pertinents, selon les interlocuteurs et les enjeux soulevés dans le cadre de chaque débat.

Nous sommes passionnés par la mesure du bien-être, et par la manière dont les statistiques, l’analyse bibliographique, la prospective, et la consultation des parties prenantes locales permettent une meilleure compréhension du quotidien des citoyens et des impacts socio-économiques (emploi, PIB, fiscalité, pouvoir d’achat, compétitivité économique, temps libre, logement…) et environnementaux (pollution, consommation de ressources non-renouvelables, préservation des services rendus par les écosystèmes…) des activités humaines.

Nous sommes ainsi amenés à intervenir en tant que tierce partie neutre dans des débats publics (parfois tendus) sur des grands projets, où le dialogue sur l’acceptabilité sociale est devenu non seulement incontournable, mais également très exigeant en termes de quantification des impacts prévisionnels. Nous apportons ainsi de la structure et de la méthode pour objectiver des idées qui trop souvent avaient tendance à rester au stade qualitatif ; or raconter la vie des citoyens, c’est également la quantifier par des indicateurs pertinents, compréhensibles et auditables.

Notre démarche est facilitée par le travail remarquable des instituts statistiques, qui mettent à disposition des données de plus en plus précises et de moins en moins couteuses à collecter et exploiter. Elle est également facilitée par les études et données produites par les entreprises qui, entre autres grâce à l’article 225 de la Loi Grenelle 2, ont intégré les réflexes intellectuels et les procédures de reporting nécessaires à une meilleure quantification de leur performance extra-financière.

Ne soyons pas naïfs cependant. Si les choses étaient aussi simples, nous ne verrions pas, comme dans le cas d’Europa City, des batailles de chiffres aux positions irréconciliables. Au regard des enjeux financiers énormes entourant les grands projets, il est naturel que les intérêts opposés des acteurs orientent les hypothèses et les conclusions des études d’impact. Il est également normal, lorsque les résultats sont issus de modèles complexes, que les hypothèses des uns et des autres soient difficiles à exprimer et à challenger.

La question porte alors sur la manière d’améliorer tout ce processus, et notamment :

  • Comment organiser, dès l’amont, le dialogue entre les parties prenantes et les interventions des experts, de manière à éviter le cloisonnement des hypothèses et des modèles quantitatifs?
  • Comment simplifier et épurer le débat de manière à identifier d’une part les chiffres et les tendances lourdes qui recueillent le consensus, d’autre part les incertitudes sur lesquelles les acteurs sont d’accord pour rester en désaccord?
  • Au-delà de la bataille de chiffres, lorsque le débat porte sur des projets s’inscrivant sur le très long terme, dans un monde qui s’accélère et où l’avenir est extrêmement imprévisible, comment mieux faire partager une vision prospective commune de l’avenir? (ex. « quelle sera la raison d’être de cet aéroport / ce centre commercial / ce barrage / ce site de vacances en 2040 ? »)