Energies renouvelables : pour une fois que le déploiement incontrôlé des nouvelles technologies nous est entièrement favorable

Solar Star

Solar Star Projects en Californie, la plus grande ferme photovoltaïque du monde à ce jour (579 MW, le CO2 évité équivaut à 108 000 voitures retirées des routes chaque année)

Les énergies renouvelables ont représenté en 2015 aux Etats-Unis 64% des capacités nouvelles de production d’électricité, après 52% en 2014.

Ce chiffre mérite de se pencher dessus quelques minutes pour bien comprendre ce qu’il signifie : c’est un raz-de-marée extrêmement positif, dit sobrement. Certes la « part de capacité » n’est pas la « part de production d’électricité » (pour chaque MW de capacité, les énergies renouvelables produisent grossomodo 3-4 fois moins d’électricité). Les « capacités nouvelles » ne sont pas les « capacités totales cumulées ».

Mais ce chiffre de 64% aux Etats-Unis (qui, à l’échelle du monde, était de 50%, ce qui démontre que même les économies émergentes investissent massivement dans ces technologies) signifie plusieurs choses :

  • La tendance est exponentielle: ces chiffres étaient proches de 0% au cours de la précédente dé Pour une fois, l’accélération, depuis la Révolution Industrielle, des délais d’adoption des nouvelles technologies, tendance qui semble aujourd’hui hors de contrôle, est favorable à l’humanité.
  • A ce rythme, la totalité du système électrique mondialse nourrirait de ressources renouvelables d’ici quelques décennies, l’infrastructure fossile actuelle étant vouée à péricliter sans être remplacé Les technologies nécessaires de stockage et de distribution d’énergie, dont on pensait qu’elles puissent constituer des verrous, suivent désormais également des tendances de croissance exponentielle.
  • Il reste évidemment à convertir le système énergétique non-électrique: cette transition-là est encore lente (le véhicule électrique ne représentait en 2015 que 1% de part de marché en Chine, 0,7% aux Etats-Unis). Sans parler de la réduction des émissions de GES hors-énergie (la consommation de viande continue notamment d’augmenter)
  • La transition carbone n’est qu’une nécessité parmi de nombreuses autres pour préserver une planète à peu près vivable.